jeudi 15 septembre 2016

15 septembre : Notre-Dame des Sept Douleurs

La guerre civile déchire alors les Flandres. Jean de Coudenberghe ne voit d'autre remède que la prière. Il invite ses fidèles à avoir confiance en la Mère de Dieu. Il fait placer dans les trois églises dont il a la responsabilité une image de la Vierge, avec une inscription en vers, rappelant les circonstances où elle a particulièrement souffert

Notre-Dame des Douleurs est liturgiquement commémorée le 15 septembre.
À cette occasion, nous vous proposons quelques extraits de l'ouvrage de l'abbé Beitia, Notre-Dame de la Compassion, à propos de la naissance et du développement de cette dévotion.

   On a médité, durant de nombreux siècles, sur la Compassion de Marie au pied de la croix. Les chrétiens vont contempler la Vierge dans toutes les circonstances de sa vie — notamment les plus éprouvantes — de l'enfance de Jésus jusqu'à son ensevelissement. Cela sera attesté fortement dès la fin du XVe siècle.


1. Les premiers témoignages
au sujet des sept douleurs de Notre-Dame


  On trouve des témoignages au sujet des sept douleurs de Notre-Dame dans quelques ouvrages. Un Office de la Compassion de Notre-Dame renferme déjà sept formules attribuées au pape Innocent III († 1216) en mémoire des sept douleurs subies par Marie lors de la Passion ainsi qu'une série de prières concernant celles qu'elle a dû assumer lors de la vie de Jésus : la prophétie de Syméon ; le massacre des Innocents ; la perte de Jésus au Temple ; son arrestation ; sa crucifixion ; sa déposition de la croix et son ensevelissement.

  D'autres ouvrages donneront une liste un peu différente des sept douleurs : la prophétie de Syméon ; la fuite en Égypte ; la perte de Jésus au Temple ; le récit de la trahison de Judas par Jean à Marie ; la crucifixion ; la mise au tombeau et le pèlerinage aux lieux de la Passion. Comme on peut le voir, on se préoccupe de fixer le nombre des principales douleurs de la Vierge. Cela ne se fait pas sans hésitation.

  Les années 1475 vont constituer un tournant. À cette époque, la piété des fidèles se porte avec amour vers les mystères de la Passion du Sauveur. Par voie de conséquence, la dévotion envers la Mère des douleurs va également se développer. Témoins en sont les livres liturgiques, l'art, les livres de piété et de poésie religieuse.


2. La naissance et le développement à Notre-Dame des Sept Douleurs

  La dévotion à Notre-Dame des Douleurs est chère aux religieuses des Flandres. Elle va être répandue par un prêtre, Jean de Coudenberghe, doyen de Saint-Gilles d'Abbenbroek et curé des églises Saints-Pierre-et-Paul de Reimerswaal et Saint-Sauveur de Bruges. Il deviendra par la suite secrétaire de Charles Quint.

  La guerre civile déchire alors les Flandres. Jean de Coudenberghe ne voit d'autre remède que la prière. Il invite ses fidèles à avoir confiance en la Mère de Dieu. Il fait placer dans les trois églises dont il a la responsabilité une image de la Vierge, avec une inscription en vers, rappelant les circonstances où elle a particulièrement souffert : la prédiction de Syméon ; la fuite en Égypte ; la perte de Jésus au Temple ; le portement de croix ; la crucifixion du Christ ; la déposition de son corps entre les bras de sa mère ; sa sépulture. L'Église les rendra officielles, mettant fin à une période d'hésitation.

  Sous ces icônes, Jean de Coudenberghe fait inscrire des vers. Le texte nous en est conservé dans la copie d'une lettre que, secrétaire de l'empereur, il adresse à Charles Quint pour lui expliquer les débuts de la dévotion à Notre-Dame des Sept Douleurs. Ce sont des paroles qu'il met sur les lèvres de Marie :

  Sache, ô visiteur, que nous nous souvenons de nos sept douleurs : puisses-tu en tirer profit chaque jour.
  Syméon avait prédit que mon cœur serait blessé par la pointe [d'un glaive] et que, Mère, je porterais les blessures [du fils] né [de moi].
  Lorsqu'il y eut le massacre de la multitude des saints enfants, je l'emmenai en Égypte : n'était-il pas là bien en sûreté ?
  Et je souffrais lorsque je cherchais [mon] enfant qui enseignait les choses de Dieu dans le Temple. Là, il serait arrêté, il porterait le poids de la croix.
  Lorsque je l'ai vu, attaché au bois et, endormi dans la mort, en être enlevé, je fus poussée à le déposer dans le tombeau.
  À tous ceux donc qui méditent nos douleurs, mon fils accordera l'abondance du salut.


  Cela va attirer une multitude de fidèles. Il méditeront les mystères évoqués tout en demandant la fin des calamités subies par les Flandres : Les dévots de la Vierge, enflammés par ces vers dans ces trois églises — note Jean de Coudenberghe — commencèrent à les méditer assidûment. Pour chaque douleur, ils disaient un Notre Père et un Je vous salue. Ils priaient la Vierge, dont les douleurs s'étaient transformées en une immense joie, de transformer leurs lamentations en allégresse.

  À la suite de cela, va se former une confrérie sous le patronage de Notre-Dame des Sept Douleurs. Le prince des Pays-Bas, Philippe le Beau, la favorisera. Elle se répand dans un grand nombre d'églises... car elle n'impose aucune charge à ses membres. L'approbation du pape Alexandre IV en 1495 lui communique un nouvel essor. Des miracles se produisent lorsque Marie est invoquée sous ce vocable. On notera de manière enthousiaste le succès de cette dévotion et l'influence qu'elle exerce sur les chrétiens de l'époque :

  En beaucoup d'autres lieux comme dans les insignes villes d'Anvers, d'Haarlem et dans bien d'autres, on rapporte que notre fraternité a pullulé.

  Les princes se feront inscrire dans la confrérie. Marguerite d'Autriche (1480-1530), gouvernante des Pays-Bas, déploiera un grand zèle. Elle fondera, à Bruges, un couvent consacré à Notre-Dame des Sept Douleurs. Les indulgences concédées par les évêques et par le pape Léon X (1475-1521) rendront populaire la dévotion aux souffrances de la Mère de Dieu. Toute une littérature — offices liturgiques ; poésie ; livres de piété ; recueil de miracles ; sermons ; traités divers — va la porter et la nourrir.

(Extrait du chapitre VI : De la compassion de Notre-Dame aux sept douleurs de la Vierge)


Pour lire la suite :


Notre-Dame de la Compassion

Histoire et spiritualité


Abbé Philippe Beitia

L'auteur nous introduit à l'histoire de cette spiritualité et nous explique quels bienfaits nous pouvons en tirer. Avec Marie, nous pourrons ainsi accueillir les valeurs spirituelles de la souffrance, du pardon...


mercredi 14 septembre 2016

Mère Teresa, la joie de Calcutta dans Carrefours d'Alsace

Une recension de notre album illustré Mère Teresa, la joie de Calcutta est parue dans le magazine mensuel du diocèse de Strasbourg, Carrefours d'Alsace.

Nous vous en proposons la lecture :

Ce livret de la collection Les Petits Pâtres à destination des enfants retrace le parcours de Mère Teresa, depuis sont Albanie natale jusqu'aux bidonvilles de l'Inde.






Mère Teresa, la joie de Calcutta

Francine Bay - illustrations Emmanuel Beaudesson

D'origine albanaise, Agnès découvre très jeune combien la joie est un don de Dieu : elle décide de servir le Seigneur. Devenue religieuse en Inde, elle prend le nom de Mère Teresa.

17 cm x 24 cm - 32 p. - Dès 6 ans - 13 €

mardi 13 septembre 2016

Sessions « Pour solos en quête de sens » les 22 et 25 septembre

Le Centre Assomption de Lourdes, centre spirituel d’accueil et de formation, propose une session « Pour solos en quête de sens ».

Cette session sera animée par Claire Lesegretain, grand reporter du service religion de La Croix, auteur de l'ouvrage Être ou ne pas être célibataire (Saint Paul, 1998). Elle anime depuis une quinzaine d'années des sessions spirituelles pour célibataires et « solos » chrétiens.
Rendez-vous le jeudi 22 septembre à 19h ou le dimanche 25 septembre à 14h.

Cette session est ouverte à tout homme ou femme célibataire (qui n’a jamais été marié même s’il a vécu en couple), à partir de 25- 26 ans et jusqu’à 52-53 ans environ, et qui se considère chrétien, catholique ou protestant (même s’il n’est pas pratiquant, voire même pas baptisé).

Selon la pédagogie ignatienne, elle permet de relire, sous le regard bienveillant de Dieu, sa situation actuelle de célibat non choisi. Et ce, afin d’y adhérer pleinement et librement pour y trouver du sens et devenir davantage fécond, sans préjuger de l’avenir...Pour ce faire, 4 types d’activités sont proposés :
  1. comprendre et réfléchir à son état de vie à partir de 5 topos (approches sociologique, psychologique, affective, biblique et spirituelle du célibat) ;
  2. se ressourcer spirituellement, en prenant des temps de prière et en participant librement aux offices de la communauté ; l’Eucharistie quotidienne est toujours proposée ainsi qu’une veillée de prière partagée en soirée ;
  3. relire son état de vie et partager avec d'autres en confiance et en petits groupes, à partir de questionnaires, pour mieux comprendre ce à quoi on est appelé ;
  4. se reposer et se détendre dans un cadre agréable avec la possibilité de ballades en groupe, selon la durée (et la météo !) de la session.
Participation aux frais et bulletin d'inscription à cette adresse.



Centre Assomption
21 avenue Antoine Béguère
65100 LOURDES
Tél. : 05.62.94.39.81
reservation@assomption-lourdes.com / www.assomption-lourdes.com


Pour aller plus loin :


Être ou ne pas être... célibataire

Claire Lesegretain

Claire Lesegretain dresse le portrait d'une quinzaine de célibataires, d'horizons culturels très variés. Au fil de l'enquête, ils se donnent à voir, avec leurs fragilités et leurs forces, leurs difficultés et leurs espoirs, décryptant le passé pour mieux préparer l'avenir.
Elle interroge également des sociologues, des psychologues, des chrétiens engagés, des théologiens et des personnalités renommées.


jeudi 8 septembre 2016

Joyeux anniversaire, Patapon !



Patapon fête ce mois-ci ses quarante ans, mais c'est exactement le 8 septembre 1976, en la fête de la Nativité de Marie, que le petit mouton est né...

À l'époque, il ne marchait pas encore sur ses deux pattes, et les lecteurs d'aujourd'hui trouveront qu'il a bien changé, depuis !

Nous sommes heureux de vous proposer la lecture de ce tout premier numéro, désormais « collector », en cliquant sur l'image ci-contre ou en feuilletant les pages ci-dessous :

Bonne lecture !




mardi 6 septembre 2016

Patapon fête ses 40 ans !





Oui, vous avez bien lu, Patapon fête ses quarante ans !

Mais pour nous, comme pour vous aussi certainement, le mouton Patapon reste toujours petit.

Quel est son secret ?
Sa jeunesse éternelle, grâce à ses lecteurs ! Vous connaissez peut-être quelqu'un qui a lu Patapon étant petit, ou peut-être l'avez-vous lu vous-même ?

Vous avez grandi, mais Patapon est toujours là pour parler de Jésus aux enfants, pour les faire rêver, les faire rire, les faire jouer...


Vous trouverez dans ce numéro un peu particulier des rubriques adaptées pour l'occasion...

La rubrique Il était une fois est dédiée au nombre quarante, et à ses apparitions dans la Bible :








Grâce aux pages Jeux,
votre enfant apprendra comment
on fabrique Patapon, tout en s'amusant.





La rubrique À toi de jouer !, les Prières et bien sûr Les aventures de Patapon se sont également mises au goût du jour :



On y retrouvera, bien entendu les rubriques habituelles :



Quel que soit l'âge auquel vous avez découvert Patapon, nous vous en souhaitons une bonne lecture !

lundi 5 septembre 2016

Sélection de la semaine : 1700e anniversaire de saint Martin de Tours

Découvrez notre sélection d'ouvrages de cette semaine :

Le manteau de saint Martin

Erich Jooß - illustrations Renate Seelig

Au service de l’empereur, le jeune Martin se retrouve affecté en Gaule, à Amiens. Dans le froid de l’hiver, il découvre la ville, avec ses nombreux mendiants. Que fera-t-il pour eux ?

23,2 x 25 cm – 32 p. couleurs – Dès 4 ans – 11,90 €


Martin
Un saint charismatique


P. Pierre Lambert – P. François-Marie Humann

Pourquoi saint Martin laisse-t-il un tel souvenir indélébile, dépassant même les frontières d’Occident ? Laissons-nous encore interroger par cette figure illustre de l’Europe chrétienne !

11 x 18 cm – 88 p. – 9 €


Le XIIIe apôtre Martin de Tours

Frédéric Fagot - Éric Mestrallet

De Paris à Hollywood, de la Hongrie à l’Argentine, il est le sage patron de plusieurs milliers de paroisses. Quel est donc ce personnage dont la popularité a traversé les siècles ?

Éd. Fagot du Maurien – 22,5 x 30 cm – 44 p. – Relié – 11 €


Saint Martin de Tours

Philippe Beitia

Hongrois, officier à Amiens, disciple de saint Hilaire de Poitiers, Martin fonda le premier monastère de France à Marmoutier. Ces pages relatent l’envergure spirituelle de l’« apôtre des Gaules ».

11 x 18 cm – 64 p. – Coll. « Prier les saints » – 5,70 €



Saint Martin
Le soldat pacifique


Jacques Christophe - illustrations Jacques Ravel

Dans la collection « Nos amis les saints ».

13,5 x 18,5 cm – 80 p. – 6,50 €



Saint Martin

Dieu est Amour n° 15





21 x 29,7 cm – 32 p. – 5,35 €

jeudi 1 septembre 2016

Pèlerinage des couples confrontés à l'hypofertilité le 11 septembre

Le pèlerinage des couples confrontés à l'hypofertilité aura lieu le 11 septembre prochain au sanctuaire de Sainte-Anne-d'Auray.

  • 10h : Accueil
  • 11h : Messe avec les pèlerins du sanctuaire
  • 12h30 : Apéritif - Pique-nique
  • 14h15 : Carrefours au choix :
    • Information sur la NaProTechnologie (une alternative à la FIV)
    • Échange autour de l’adoption
    • Rencontre avec un médecin
    • Rencontre avec un prêtre pour un temps d’écoute
    • Vivre l’attente : autres fécondités...
  • 17h : Temps de prière
  • 17h30 : Café et fin

Inscriptions :
Informations : www.sainteanne-sanctuaire.com


Des ouvrages pour découvrir la NaProTechnologie et les Méthodes naturelles :


Une grossesse tant désirée
Marie Cabaud Meaney

De nos jours, de plus en plus de couples rencontrent des difficultés à avoir un enfant : près d'un couple sur six ! Ayant traversé cette « impossible souffrance », l'auteur transmet le témoignage de son couple et sa réflexion le long des années pour envisager un accompagnement positif, patient, face au désarroi même du couple infertile, peinant aussi devant l'incompréhension de leur entourage.



« Soyez féconds et multipliez-vous »
Couples infertiles : des raisons d’espérer à Sainte-Anne-d’Auray

Juliette Chové

Formée aux méthodes naturelles, Juliette Chové met ses compétences de sage-femme au service des couples, pour la restauration de leur fertilité, selon une nouvelle approche médicale, véritable alternative à la fivette. Forte de cette expérience et riche d'un master obtenu à l'Institut Jean-Paul II, elle propose de nombreux repères humains et spirituels pour traverser cette épreuve, avec le secours toujours actuel de sainte Anne.


Intimité, sexualité, fécondité
S'aimer selon le dessein de Dieu

Isabelle et René Ecochard

Alors que la sexualité semble cristalliser toutes les promesses de bonheur, comment expliquer le désenchantement qui la colore parfois ? Oui, il est possible de retrouver dans la sexualité sa transcendance et son mystère ! Le couple découvrira dans ce livre le chemin d’un amour qui laisse place au don de soi et à l’ouverture à la vie.


Ils ont osé les Méthodes Naturelles !
Une écologie de la sexualité pour un amour durable

Céline et Gaëtan Marion

De plus en plus de couples recherchent une alternative à la pilule, « parce que la contraception chimique ou artificielle les a déçus, avec ses cortèges d'effets secondaires... » et choisissent des moyens plus « naturels ». Seuls des témoignages de couples sur leur intimité conjugale pouvaient rendre compte, au plus près, de leur quotidien, concernant leur sexualité et la venue ou non d'un enfant à l'existence.